An Inquiry into Schönberg and His Theories
Une euquěte sur Schoenberg et sur ses theories
The following are three questions that were asked of the great 20th-century composer Maurice Duruflé concerning the music of the discordant composer Arnold Schönberg. Duruflé’s answers were publiched in Guide du concert on June 13, 1952 and were reprinted in the book Maurice Duruflé – Souvenirs et autres écrits, by Frédéric Blanc (© 2005 Atlantica, Biarritz).
Both the French and the English translation are shown below.
1. En lisant ou en écoutant l’oeuvre de Schoenberg, soit-on parler de “chaos” ou de métamusique?
On ne peut parler de chaos puisque chaque note y est parfaitement calculée. Il semble même que cette musique ait été incapable de jaillir. Elle donne plutôt l’impression d’avoir été lentement élaborée par un cerveau extrêmement lucide. Cependant peu importe le moyen, seul le résultat compte. Certaines oreilles se délecteront de ce désordre apparent, froidement organisé. Mais s’il est organisé au depart chez l’auteur, d’autres oreilles trouveront pu’il l’est un peu moins à l’arrivée chez l’auditeur.
1. When reading or listening to Schoenberg’s work, should one speak of “chaos” or of metamusic?
One cannot speak of chaos when each note is perfectly calculated. It even seems as though this music was incapable of simply bursting forth; rather, it gives the impression of having been slowly crafted by an exceptionally lucid mind. Yet, the means matter little; only the result counts. Some listeners will delight in this apparent disorder—coldly organized as it is. But while it may be organized at the source—within the composer’s mind—other listeners may find it somewhat less so upon its arrival in their own ears.
2. Les theories de Schoenberg vous semblent-elles avoir eu et conserver actuellement une influence sur la musique contemporaine ?
Les theories de Schoenberg on rencontré un terrain fertile chez de jeunes compositeurs en quête de nouveauté a tout prix. Il est certain que des “sonorités” nouvelles sont nées de ces assemblages. À l’orchestre surtout elles produisent de curieux effets. On peut cependant demander à la musique d’autres sensations que la simple curiosité, l’inattendu, l’ètranger, l’inouï, solutions en fin de compte relativement faciles. Les possibilités d’expression de l’échelle sérielle paraissent en tout cas extrêmement limitées. L’atonalité peut se justifier occasionnellement et produire par opposition à la tonalite un intéressant contraste de couleur. Le jeu des équivoques tonales n’en est-il pas d’ailleurs un exemple particuliérement riche ? Mais si l’atonalité erigée en système absolu, elle engender une effroyable monotonie.
2. Do Schoenberg’s theories seem to you to have had—and to currently retain—an influence on contemporary music?
Schoenberg’s theories found fertile ground among young composers in search of novelty at any cost. It is certain that new “sonorities” emerged from these combinations. In the orchestral setting, especially, they produce curious effects. One may, however, ask of music sensations other than mere curiosity—the unexpected, the alien, the unheard-of—solutions that are, in the final analysis, relatively easy. In any case, the expressive possibilities of the serial scale appear extremely limited. Atonality may be justified on occasion, producing—in contrast to tonality—an interesting contrast of color. Is the interplay of tonal ambiguities not, moreover, a particularly rich example of this? Yet, if atonality is elevated to the status of an absolute system, it engenders a dreadful monotony.
3. Quelle en sera l’influence dans l’avenir, autant que la muisque future puisse se prévoir ?
Impossible de prévoir l’influence de l’oeuvre de Schoenberg sur l’avenir. Il est toutefois probable que ces theories n’auront pas d’autre résultat que celui d’une simple experience. Elle valait sans doute la peine d’être tentée. Personnellement, je crois à un retour à la musique expressive où la part cérébrale n’aura qu’un role secondaire : celui du contrôle et de la mesure.
3. What will be its influence in the future—insofar as future music can be foreseen?
It is impossible to predict the influence of Schoenberg’s work on the future. It is, however, probable that these theories will yield no result other than that of a mere experiment. It was undoubtedly worth attempting. Personally, I believe in a return to expressive music, in which the cerebral element will play only a secondary role—that of control and measure.